Le développeur web traduit un besoin métier en application qui fonctionne vraiment : il écrit le code, le teste, le corrige et le fait vivre bien après la mise en ligne.
Développer, ce n’est pas seulement écrire du code. C’est comprendre ce que veut l’utilisateur, découper le besoin en tâches, choisir une solution simple, la coder, la tester, la faire relire, puis la déployer. Le développeur web travaille sur l’interface visible dans le navigateur, sur la partie serveur qui traite les données, souvent sur les deux. Il manipule quotidiennement un gestionnaire de versions, une base de données et des interfaces de programmation.
L’apprentissage a un avantage que peu de formations offrent : le code part en production et rencontre de vrais utilisateurs. L’apprenti apprend à lire du code écrit par d’autres, à corriger un bug signalé un vendredi soir, à défendre un choix technique en revue. Ces réflexes de professionnel se prennent en équipe, sur un projet qui dure, pas sur des exercices isolés.
| Diplômes en apprentissage | BTS Services informatiques aux organisations, option solutions logicielles et applications métiers · Titre professionnel Développeur web et web mobile · BUT Informatique · Titre professionnel Concepteur développeur d’applications |
|---|---|
| Accès | après le bac |
| Employeurs | Sociétés de services et de conseil en informatique, Éditeurs de logiciels et plateformes en ligne, Agences web et studios numériques, Directions des systèmes d’information des entreprises, Collectivités, associations et structures publiques |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : CC BY-SA 4.0 — Joonspoon / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
Tous ces diplômes se préparent en alternance, formation financée par l'employeur. Voir les formations numérique & informatique →
Le travail se fait assis, devant deux écrans, dans un bureau ouvert ou chez le client. Les journées sont rythmées par un point d’équipe court le matin et par les tickets en cours. Le télétravail partiel est fréquent, y compris pour les apprentis, mais il se négocie et suppose une vraie autonomie. Les périodes de mise en production demandent parfois de la disponibilité en soirée. La fatigue visuelle et la position assise prolongée sont les vraies contraintes du métier : pauses régulières et poste bien réglé ne sont pas des détails.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
Salaires réellement affichés sur les offres numérique & informatique → · Minima de la convention collective →
L’axe Part-Dieu et Villeurbanne concentre les sociétés de services et les éditeurs, tandis que la Confluence et Gerland accueillent des équipes produit et de jeunes entreprises. Les sièges lyonnais de la santé, de la banque et de la distribution disposent de directions informatiques internes qui recrutent en alternance chaque année. La densité de formations dans l’agglomération rend la concurrence réelle entre candidats : un portfolio de projets personnels fait souvent la différence.
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Regardez ce que le candidat a réellement produit, pas seulement ce qu’il déclare connaître : un dépôt de code, un projet scolaire abouti, un site en ligne. Donnez-lui dès le premier mois un ticket simple mais réel, relu ligne à ligne. Prévoyez un tuteur développeur qui accepte de faire du travail en binôme au moins quelques heures par semaine, sinon la montée en compétence traîne. Deux erreurs coûteuses : le laisser seul sur une application critique sans revue, ou le cantonner à des corrections mineures pendant un an. Enfin, ouvrez-lui les accès dès le départ, un apprenti bloqué en attente de droits perd des semaines.
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Offres réelles de la spécialité dont l'intitulé correspond au métier, dédupliquées, mises à jour en continu.
Non. Beaucoup de développeurs en poste sont diplômés de niveau 5 ou 6, par un BTS, un titre professionnel ou un BUT. Ce qui compte à l’embauche, c’est la capacité à livrer du code propre et testé. Le mastère devient utile pour les fonctions de conception d’architecture, d’encadrement ou de conseil, souvent quelques années plus tard.
Celui utilisé par l’entreprise qui vous accueille, car vous progresserez bien plus vite avec un tuteur disponible. Sur le fond, les concepts se transfèrent : structures de données, tests, gestion de versions, requêtes. Un développeur qui a compris ces bases change de langage en quelques semaines. Le choix du premier langage est donc moins déterminant qu’on ne le croit.
Il est possible et pratiqué, mais rarement à temps plein en première année. L’apprenti a besoin de proximité pour apprendre par imprégnation : questions courtes, revues improvisées, discussions techniques informelles. Un rythme mixte, avec une majorité de présence au bureau au début, donne les meilleurs résultats pour le jeune comme pour l’équipe.
Ils accélèrent l’écriture du code et déplacent la valeur ailleurs : comprendre le besoin, concevoir une solution maintenable, relire, tester, sécuriser. Un développeur qui sait juger une proposition générée devient plus productif ; celui qui la recopie sans la comprendre produit des dettes techniques. Les entreprises recrutent aujourd’hui sur cette capacité de jugement.
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